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Sociologie de l'élu 01/07/2014

8 863 conseillers municipaux de plus en 2014… et toujours davantage de retraités

par Aurélien Hélias
40millions-automobilistes-maires-redevance-stationnement © 40MdAutomobilistes

Pour son édition 2014, « Les collectivités locales en chiffres », ouvrage de la DGCL, donne à voir l’évolution des profils des conseillers municipaux et des maires pour l’ensemble des communes après les scrutins de mars. Plus nombreux, les conseillers municipaux sont davantage qu’hier encore des retraités ou membres de professions intermédiaires. Tout comme les maires, pour lesquels la parité progresse très doucement, voire stagne dans certaines villes moyennes.

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Elections municipales 2014 : résultats et analyses

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La France compte 524 280 conseillers municipaux depuis les élections de mars 2014, soit 1,7% de plus que lors du mandat précédent 2008-2014. La raison de ces effectifs supplémentaires ? L’augmentation de la population de nombreuses communes françaises… et la prise en compte plus rigoureuse, car mieux actualisée, de cette évolution.

En effet, alors que pour les élections de 2008, les derniers chiffres officiels disponibles de recensement étaient ceux de 1999, « le recensement annuel permet désormais d’avoir une population municipale de référence plus récente », rappelait déjà l’Insee à la veille des scrutins municipaux. Conséquence : ce sont les chiffres de population municipale au 1er janvier 2011 qui ont servi de référence pour les dernières municipales de mars. Soit un décompte plus récent de douze ans…

Les retraités encore plus représentés
Par rapport au mandat précédent, les retraités sont plus nombreux encore : 42,6% des maires (contre 32,4% lors du mandat précédent) et 24,1% des conseillers municipaux (contre 19,6%). Seules les professions intermédiaires progressent aussi largement : elles occupent  18,6% des fauteuils de maires (contre 11% en 2008) et 20% des sièges de conseillers municipaux (contre 11,5%).

En revanche, la représentation des cadres et professions intellectuelles est en forte baisse : 10,2% des maires (contre 15% en 2008) et 8% des conseillers municipaux (contre 11,9%). De même pour les artisans, commerçant et chefs d’entreprise : 3,1% des maires (contre 8%) et 7,3% des conseillers municipaux (contre 8,8%).

Quant aux agriculteurs, leur représentation continue de s’étioler malgré une bonne « résistance » : 13,7% des maires contre 15,6% en 2008.  De manière semblable, les ouvriers disparaissent peu à peu de la scène publique locale : 1,1% des maires contre 2% au mandat précédent.

La parité recule dans les villes moyennes
La féminisation de la fonction de maire progresse très doucement : 16% des premiers édiles sont désormais des femmes, contre 13,9% après les élections de 2008. « Cette progression est en partie la conséquence de l’obligation d’alternance stricte hommes/femmes dans la présentation des listes électorales, qui s’appliquait aux communes de plus de 3 500 habitants aux élections de 2008 et a été étendue aux communes de plus de 1 000 habitants pour les élections de 2014 », rappelle la DGCL.

Le taux de féminisation est le plus important dans les communes de moins de 3 500 habitants (16,3%) et de 100 000 habitants et plus : 14,6%, soit 6 femmes maires(1).  

© J.-P. Teillet Johanna Rolland, à Nantes, fait partie des 6 femmes maires de villes de plus de 100 000 habitants et plus sur 41 villes en tout.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré un taux plus faible (12,9% de femmes maires), les communes de 9 000 à 30 000 habitants sont celles qui progressent le plus sur le tortueux chemin de la parité : 12,9% de femmes maires contre seulement 8,1% en 2001. Paradoxe : bien qu’ayant récemment porté une femme à la tête de leur fédération, rebaptisée « Villes de France », les villes moyennes (30 000 à 100 000) composent la seule strate où la parité recule (11,1% de femmes maires en 2014 contre 11,3% en 2008).

Les fonctionnaires territoriaux prennent du grade
S’agissant des agents de la fonction publique territoriale, la tendance montre une répartition entre les trois catégories qui favorise la promotion statutaire vers les catégories supérieures B et A, puisque les agents se répartissent désormais ainsi :
– 8,8 % des agents en catégorie A (contre 8,4 % en 2010) ;
– 12,9 % des agents en catégorie B (contre 12,5 %) ;
– 75,7 % des agents en catégorie C (contre 76,8%).

Note 01:

Il s’agit d’Anne Hidalgo à Paris, Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence, Nathalie Appéré à Rennes, Johanna Rolland à Nantes, Martine Aubry à Lille et Brigitte Fouré à Amiens - Retourner au texte

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