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COMMANDE PUBLIQUE 28/04/2014

Louer ou acheter ses véhicules, quelle est la meilleure solution pour la collectivité territoriale ?

par Claire Chevrier
Véhicules © Région Alsace

Pour gérer son parc de véhicules, la commune d'Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne) a choisi la location longue durée. Au contraire de la région Alsace du conseil général de Haute-Garonne, qui ont opté pour l'achat. Explications.

Cet article fait partie du dossier:

Règlements, pratiques, concurrence : gérer au mieux l’achat public et ses marchés

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Une collectivité territoriale ne choisit pas la location longue durée (LLD) pour faire des économies. Le plus souvent son parc roule trop peu pour que la LDD soit intéressante, financièrement.

Avant d’arrêter la location pour ses 333 véhicules légers, Jean-Pierre Schang, chef du service de l’exploitation des routes et du matériel au conseil général de la Marne, a fait ses calculs. Selon lui, la LLD coûte quasiment deux fois plus cher que l’achat : « En acquisition, nous bénéficions d’une restitution d’une partie de la TVA. De plus, nous ne sommes pas assujettis à la taxe des véhicules de société et à la taxe professionnelle, contrairement aux loueurs qui les répercutent sur le loyer. »

Avec la location longue durée (LDD), la collectivité territoriale va lisser ses coûts sur toute la durée du contrat et, parfois,  transformer un budget d’investissement en fonctionnement. Elle n’aura pas à se préoccuper de la revente des véhicules et selon le contrat retenu,  bénéficiera de véhicules de remplacement en cas d’immobilisation du véhicule loué. Bref, elle achète du confort et de la visibilité.

Le  Courrier des maires a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article en texte intégral, publié dans son numéro 277  de mars 2014

 
EVITER LES COUTS DE SORTIE — Les coûts de sortie d’un contrat de location longue durée proviennent du non-respect des lois de roulage et de la remise en état. « Il faut être vigilant et ne pas faire l’autruche », prévient François Cincinelli, chef du département marketing produit à l’UGAP. Un véhicule ne doit pas dépasser le kilométrage prévu. Au cours du contrat, le gestionnaire du parc doit donc arrêter une voiture qui roule trop ou l’échanger avec une qui a peu roulé. A la restitution, la moindre éraflure est facturée. « Nous conseillons aux collectivités de faire les réparations elles-mêmes avant, sinon elles risquent de payer plus cher », reconnaît François Cincinelli.

Ozoir-la-Ferrière (77) – Dégager des budgets

Depuis 2002, la ville a progressivement passé  tout son parc en location longue durée. « Nous voulions lisser les coûts sur le budget annuel de fonctionnement. L’entretien et le remplacement en cas de panne étant inclus, nous n’avons pas de mauvaise surprise », explique Stéphen Lazerme, adjoint au maire.

Cette solution a un coût légèrement supérieur, mais la gestion est simplifiée. La ville a opté pour des locations sur 60 mois, avec un coût moyen de 300 euros TTC par mois par véhicule léger. « Nous avions un parc de véhicules anciens et il nous aurait fallu réinvestir sur la moitié. Avec la location, nous avons dégagé des budgets pour l’éclairage public, les réseaux d’assainissement, les écoles et un centre culturel. 

Région Alsace  – Optimiser l’achat

La région ne fonctionne qu’en achat pour ses 49 véhicules légers, ses 46 utilitaires et ses 13 véhicules techniques. « Nous n’acquérons quasiment pas de voitures neuves. Nous prenons, via des concessionnaires, des véhicules de démonstration ou des occasions ayant un ou deux ans et souvent moins de 5 000 km au compteur », explique le directeur général adjoint des services de la région, François Mengin-Lecreulx. Il bénéficie ainsi de décotes importantes.

De plus, la région cherche à limiter ses dépenses de fonctionnement, ce qui ne plaide pas pour la location. Par ailleurs, « nous avons les capacités d’entretenir les véhicules en interne, et comme le parc est conséquent, nous arrivons à gérer les indisponibilités », assure le DGAS. 

Conseil général de Haute-Garonne (31)  – Faire durer les véhicules

En 2013, le département a mené une évaluation pour voir si la location longue durée pouvait être avantageuse.

Sur le plan économique, mieux valait passer par l’achat, d’autant que nous avons un garage interne très compétent. »
Laurent Delrue, directeur général adjoint

La Haute-Garonne conserve ses véhicules au moins huit ans, et ils ont un kilométrage peu élevé. « Aucun loueur ne propose de durée supérieure à cinq ans et, en général, les kilométrages sont beaucoup trop importants par rapport à nos besoins », note Laurent Delrue. Et de souligner qu’en achetant ses véhicules , il s’autorise à les conserver plus longtemps s’ils ont peu de kilomètres. « Cela nous donne au final plus de souplesse que si nous avions recours à la location longue durée. » >> Conseil général : 05.34.33.32.31.

 © 2014 – Le Courrier des maires

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