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Sécurité publique 08/04/2014

A Orléans, la délégation municipale de lutte contre l’immigration clandestine fait polémique

par Aurélien Hélias

Souhaitée par le maire Serge Grouard (UMP), qui inaugurait le 30 mars son troisième mandat consécutif, la délégation suscite les critiques de son prédécesseur socialiste, Jean-Pierre Sueur. L’actuel président de la commission des lois du Sénat demande au ministère de l’Intérieur d’étudier les possibles recours devant la juridiction administrative pour aire annuler la création de cette délégation.

© Assemblée nationale Serge Grouard, député-maire d’Orléans.

Réélu dès le premier tour des municipales à la tête de la ville d’Orléans avec plus de 53 % des voix, le maire Serge Grouard (UMP) réunissait le 30 mars le premier conseil municipal de son nouveau mandat. Une séance traditionnellement consacrée à l’élection formelle du maire par l’assemblée délibérante, à la fixation du nombre et à l’élection des adjoints, ainsi qu’à la répartition des délégations aux conseillers municipaux.

Et parmi ces derniers, François Lagarde a été proposé et élu conseiller municipal pour la lutte contre l’immigration clandestine. Une délégation pour le moins originale pour une commune, même si le maire l’avait annoncée dans son programme de campagne : « La lutte contre l’immigration clandestine n’est pas de la compétence du maire mais nous allons néanmoins poursuivre la lutte contre les mariages blancs et les fausses demandes de séjour », assénait-il dans ses tracts. Et l’édile d’appuyer cette initiative en assurant que « le gouvernement actuel fait preuve d’un laxisme coupable, malgré nos demandes insistantes ».

Une prérogative exclusive de l’Etat ?
Réalisée « sous l’autorité » de l’adjoint pour la sécurité et la tranquillité publique, cette mission suscite la polémique et la critique de divers responsables politiques, dont l’ancien maire (1989-2001) d’Orléans et actuel président de la commission de lois de l’Assemblée, Jean-Pierre Sueur. Celui-ci annonce sur son blog avoir saisi Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et Pierre-Etienne Bisch, préfet du Loiret, de la décision du maire de créer une telle délégation.

« La lutte contre l’immigration clandestine relevant des compétences et prérogatives de l’Etat, il leur a fait observer qu’il était pour le moins contestable qu’un maire confie à un élu une délégation dans ce domaine », plaide le sénateur socialiste du Loiret. Jean-Pierre Sueur demande au ministre et au préfet « d’étudier en conséquence les recours devant la juridiction administrative susceptibles d’être mis en œuvre à cet égard ».

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  1. Nous en sommes là, un maire défraie la chronique parce qu’il veut lutter contre l’illégalité, on rêve ! Les millions versés pour l’AME ? pas grave ! Les Français sans lunettes et sans dents parce que plus un radis, pas grave non plus ! Ben voyons rien à redire !

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