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Ressource documentaire 01/04/2014

Collecte et traitement des déchets : quelle révision des prix du contrat ?

par La rédaction
Déchets : une étude de l'Ordif © Ordif

L’Observatoire régional des déchets d’Ile-de-France (ORDIF) publie une étude sur la révision des prix des prestations de collecte et de traitement des déchets. Celle-ci concourt de façon significative à la forte croissance des coûts supportés depuis quelques années, dans ce domaine, par les collectivités.

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Finances locales : gérer dépenses et ressources tout au long du mandat

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Ces quinze dernières années, les dépenses allouées par les collectivités pour gérer les déchets municipaux ont considérablement augmenté : le rapport de la Cour des comptes publié en 2011 évoque une croissance des coûts d’environ 6 % par an sur la décennie 2000-2010.

Les raisons évoquées pour expliquer cette hausse sont connues : édification-modernisation des installations visant à réceptionner et/ou traiter les déchets, multiplication des dispositifs de collectes séparées, hausse de la fiscalité appliquée aux déchets, augmentation des quantités collectées…

Un autre facteur est cependant moins abordé pour expliquer cette évolution : les hausses consécutives à la révision des prix sur les prestations de collecte et de traitement des déchets. Au cours de la durée d’un contrat, les prix sont en effet revus pour permettre aux opérateurs de répercuter à la hausse ou à la baisse les évolutions des prix des principaux facteurs de production constitutifs d’une prestation (salaires, matières premières, biens intermédiaires…).

Etudier les clauses
Ces clauses sont essentielles pour les collectivités et leurs opérateurs : lorsqu’elles sont déséquilibrées en faveur de l’une ou l’autre des parties, elles peuvent impliquer une hausse non maîtrisée des coûts pour la collectivité ou, a contrario, entraîner des difficultés économiques pour des entreprises qui ne pourraient répercuter sur le prix des hausses de charges supportées (prix des matières premières par exemple).

L’Ordif a donc étudié ces clauses qui sont définies dans chaque contrat pour éclairer les acteurs sur ce sujet. Celles-ci sont principalement au nombre de trois :

  • la fréquence de révision (mensuelle, semestrielle, annuelle) : les collectivités ont tendance à réviser leurs prix soit tous les mois, soit chaque année ; le choix de retenir telle ou telle fréquence présente chacun des avantages/inconvénients présentés dans l’étude ;
  • la formule de calcul de la révision : la révision des tarifs est généralement menée grâce à l’utilisation d’une formule dite « paramétrique » utilisant plusieurs références exprimant chacune l’évolution des prix de certains postes intervenant dans la réalisation de la prestation ;
  • le choix des références dans les formules : ce point est essentiel car, pour exprimer l’évolution d’un poste de coût particulier, il peut exister une multitude d’indices avec des trajectoires d’évolutions différentes. A titre d’exemple, deux des indices mesurant l’évolution du prix du gazole, l’indice des prix à la production et l’indice des prix à la consommation, ont évolué respectivement de 25 % et 36% sur la période janvier 2009-juin 2013. Le choix de l’un ou de l’autre implique donc au final des variations de prix révisés différentes pour une collectivité.

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