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Municipales 2014 - Politiques culturelles 07/03/2014

Les élus à la culture fournissent des pistes de réflexion à leurs futurs collègues

par Martine Kis
« Jeune fille photographiant » de M. Pistoletto, au Louvre © Flickr/dalbera

Les élus à la culture interpellent les candidats aux élections et leur propose 101 questions à se poser pour mener une politique culturelle. Les futurs adjoints à la culture devront répondre à des demandes en pleine évolution, pendant que l’intercommunalité monte en puissance et que l’Etat semble tenté par un transfert de la compétence culture aux régions. Ils doivent désormais avoir une vision transversale de leur délégation.

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Les candidats à l’élection municipale et futurs adjoints à la culture disposent d’ores et déjà d’un document destiné à les guider dans cette délégation. La Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) a publié, à leur intention un document présentant « 101 problématiques pour un projet culturel pour les élections municipales de 2014 ».

La plupart des enjeux d’une politique culturelle municipale y sont présentés sous forme de questions que les élus peuvent se poser. Depuis la question des choix, en période de crise jusqu’à la question de l’accessibilité, en passant par le numérique, les équipements, les pratiques amateurs ou en encore l’enseignement artistique.

Les candidats interpellés
Avant d’être élu, il faut être candidat… La FNCC interpelle donc les équipes candidates sur les thèmes qui, selon ses membres, méritent de faire l’objet de réflexions et de choix politiques partagés dans un autre document intitulé « Faire vivre la culture : au cœur des politiques des communes ».

Philippe Laurent, maire de Sceaux, président de la FNCC, souligne, lors d’une conférence de presse, le 6 février, que la culture est, par essence, transversale, une donnée à prendre en compte désormais. « Toutes les politiques ont une dimension culturelle, estime-t-il. L’adjoint à la culture doit faire apparaître la dimension transversale de sa délégation. Et il ne peut qu’avoir une position particulière par rapport au maire. Il doit il y avoir une certaine complicité entre eux ».

Haut niveau d’engagement
La politique culture des collectivités est désormais marquée par leur très haut niveau d’engagement. « Elles n’ont plus seulement la responsabilité d’animer leur territoire. Le poids de leurs engagements fait qu’elles en ont aussi une vis-à-vis de la création, des arts, des artistes », ajoute le président.

Enfin, les attentes et les pratiques culturelles des Français ont évolué. « La politique de l’offre ne suffit pas. Il ne s’agit pas seulement d’avoir des équipements, mais de les utiliser de manières différentes. Par exemple les bibliothèques ».

Prudence sur la décentralisation
Dans le débat actuel sur la décentralisation, les élus à la culture ont une position claire. Ils refusent que la culture soit réduite à la notion de compétence, « ce qui impose de définir un périmètre, forcément réducteur », explique Jean-François Burgos, vice-président de la FNCC.

Logiquement, plutôt que de financement croisé, ils parlent de cofinancement. « Tout projet culturel d’une certaine ampleur a des difficultés de financement. En plus, il est important de demander à des collectivités de nature et couleur politique différentes de s’engager », ajoute-le vice-président.

« Il faut maintenir la capacité pour toutes les collectivités de s’exprimer et d’agir dans le domaine culturel pendant que l’Etat garde un rôle d’arbitrage et de labellisation », explique Philippe Laurent, qui est hostile à une délégation de compétence de l’Etat aux régions. « Ceci ne se ferait pas avec pour objectif une amélioration des politiques culturelles, mais pour des raisons budgétaires, et pour donner aux régions l’illusion que nous entrons dans un système de type fédéral ».

Les élus de la FNCC observent avec une certaine inquiétude la montée en puissance des intercommunalités, des métropoles… qui menacent de ne plus être seulement des outils à la disposition des communes. « Nous sommes à la limite de la supracommunalité », pense Philippe Laurent. « La période est chaotique, pense Florian Salazar-Martin, vice-président de la FNCC. Y aura-t-il encore des possibilités d’innover dans les territoires ? Nous sommes porteurs de cet espoir. »

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  1. Certaines listes se présentent sans étiquettes,car les élus sont de partis différents, ce qui les rassemblent ce sont les valeurs morales, les idées, et des projets qu’ils ont en commun et non l’appartenance à un parti dont beaucoup aujourd’hui ne partage plus et ne s’y retrouvent pas , résultat de l’abstention d’aujourd’hui aux elections, on ressent un désinteré pour les partis politiques.

    objectifs pris.

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