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Transports 08/01/2014

Vœux du Gart : la mobilité durable ne doit pas devenir une variable d’ajustement

par Martine Kis

Dépénalisation du stationnement mais TVA à 10 % : c'est un bilan mitigé pour le transport public qui a été présenté lors des vœux du Gart.

Lors de la présentation des vœux du Groupement des autorités responsables de transport (Gart), le 8 janvier, son président, Roland Ries, a fait part des satisfactions, espoirs et inquiétudes de ses adhérents.

Satisfactions
La plus grande satisfaction de l’année écoulée est l’adoption de la décentralisation et de la dépénalisation du stationnement payant de surface. « Cela faisait plus de 10 ans, une quinzaine d’années même, que le Gart défendait cette mesure », a rappelé le président. Pour la mise en œuvre de cette réforme, à la préparation des décrets de laquelle travaille le Gart, il souhaite la création d’un « délégué interministériel à la décentralisation du stationnement ». Et souligne l’importance de « faire œuvre de pédagogie » pour montrer aux citoyens que cette mesure vise à améliorer les déplacements et non à simplement permettre d’augmenter les amendes.

La création des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) ainsi que celle des schémas régionaux de l’intermodalité (SRI), dans le cadre de la loi de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles (MAPAM), est également source de satisfaction.

Déceptions
Au chapitre des déceptions, l’augmentation de TVA, passée à 10 %, « mauvais signal adressé au secteur dans son ensemble ». Selon Roland Ries, « les transports publics doivent être considérés comme un service de première nécessité, comme c’est déjà le cas dans un grand nombre de pays européens, avec le taux de TVA afférent ».

Le président déplore également le report de l’écotaxe poids lourds, « type même de la fiscalité vertueuse » et « mesure de bon sens et de justice ».

En période de campagne pour les municipales, Roland Ries souhaite un « débat apaisé sur les transports publics ». Le Gart fournira d’ailleurs un argumentaire aux candidats sur cette question.

Enfin, conclut Roland Ries, « la mobilité durable ne saurait être considérée comme une variable d’ajustement que l’on sacrifie sur l’autel des mécontents », que ce soit au niveau local ou national. Il en va de « l’air de nos villes ».

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