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COMMUNICATION ELECTORALE 10/10/2013

Une communication « neutre » en période électorale : trois maires donnent leurs solutions

par Maud Parnaudeau
Micro entretien © flickr-Zigazou76

Avant les élections, l'information doit être objective, la communication "ordinaire". Mais comment s'y prendre, en pratique ? Philippe Laurent, maire de Sceaux, Maxime Bono, maire de La Rochelle et président de la CA de La Rochelle , et Marc Baïetto, maire d’Eybens et président de Grenoble-Alpes Métropole, nous livrent leurs "recettes".

Cet article fait partie du dossier:

Municipales 2014 : communication électorale

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En période préélectorale, le code électoral interdit à toute collectivité territoriale intéressée par le scrutin de faire des « campagnes de promotion publicitaires de sa gestion ou de ses réalisations. Les citoyens doivent être informés, de manière « ordinaire » et « objective ». Comment faire ? Trois élus témoignent.

Ces témoignages sont extraits de l’article « Déjouer tous les pièges de la communication électorale » publié dans notre numéro d’octobre 2013.

« Nous avons identifié les risques »

Philippe Laurent, maire de Sceaux (92)

« Nous avons fait examiner par un avocat les risques inhérents aux différents supports de communication de la collectivité. A la suite de quoi, nous avons “nettoyé” le site internet en masquant un certain nombre de textes. Nous avons notamment désarchivé les magazines municipaux du mandat. Nous ne publions plus la tribune de la majorité, en expliquant pourquoi. Mais la tribune de l’opposition existe toujours… Je garde l’édito en restant très factuel.Pour les projets, nous avons fait en sorte que tout ce qui est nouveau débute au plus tard au printemps 2013. Nous ne créons pas de nouveaux événements. Par exemple, nous n’organiserons pas d’inauguration pour les nouveaux points de quartier, comme nous l’aurions fait s’ils avaient été livrés en période “non électorale”.»

 

« Nous conservons notre manière de faire  » 

Maxime Bono, maire de La Rochelle et président de la CA de La Rochelle (17)

« Quel que soit le moment du mandat, nous  valorisons les projets, et non les élus, dans les journaux de la ville et de l’agglomération. Nous n’avons donc pas à changer de ton en période préélectorale et pouvons continuer, normalement, à parler des réalisations de la collectivité. Je maintiens mon édito en veillant à rester sur un plan purement informatif. En revanche, je suspends la « Lettre du Maire » dans laquelle il m’arrive d’être davantage polémique, et je la remplace par la lettre du candidat que je finance. Et je compense par une présence accrue sur le terrain. S’il se trouve qu’un bâtiment est livré pendant cette période et qu’il faut l’inaugurer, j’explique la genèse et le déroulement du projet pour montrer que l’événement n’est pas le fruit d’un calcul politique. »

 

 « Accepter de se mettre en stand-by »

Marc Baïetto, maire d’Eybens et président de Grenoble-Alpes Métropole (38)

« J’arrête les éditos car, selon moi, un tel exercice doit servir à faire passer des messages politiques. S’il s’agit de rester sur des choses factuelles, je ne vois pas l’intérêt. Je continue à m’exprimer en restant très attentif à mes prises de parole. Pour la réforme des rythmes scolaires, par exemple, je suis obligé d’informer la population mais sans expliquer les raisons de notre choix. La période pré-électorale est surtout compliquée pour se projeter dans l’avenir. On ne peut arrêter la machine… et malgré tout, il faut mettre des projets en stand-by. Par exemple, il faudrait que nous lancions des études afin de vérifier la faisabilité d’un ¬projet. Mais comment expliquer que l’on mène des études, sans en expliquer les raisons? Du coup, nous allons prendre six mois de retard sur le calendrier initial. »

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