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25/01/2012

Education : le gouvernement exclut de généraliser la scolarisation des enfants de 2 ans

par admin

"J'ai demandé aux inspecteurs d'académie de ne pas fixer de règles trop rigides dans leurs discussions avec les élus locaux sur les ouvertures et les fermetures de classes", a indiqué Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, le 22 novembre 2011, au Congrès des maires.

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Intervenant lors d’un débat sur la réussite scolaire, il a rappelé que « sur 47.000 écoles en France, 65% ont moins de cinq classes. Les réalités ne sont pas les mêmes d’un département à l’autre. Même dans un contexte budgétaire tendu, les inspecteurs disposent d’une marge de manœuvre sur le terrain pour adapter la carte des établissements aux réalités démographiques locales ».

Interrogé sur l’âge de la scolarisation en école maternelle, Luc Chatel a indiqué qu’ »une règle non écrite consiste à scolariser les enfants l’année de leur 3 ans. Je pense que c’est une bonne règle si l’on bâtit un projet éducatif global pour l’enfant ».

Une règle non écrite d’une scolarisation à 3 ans

Le ministre de l’Education a, en revanche, estimé que « la scolarisation massive des enfants de 2 ans serait absurde, car il y a de grosses différences de niveau et de maturité entre les enfants de cet âge. Je pense qu’il faut faire du sur-mesure, en accordant une priorité à leur scolarisation en zones d’éducation prioritaire ».

Des moyens suffisants en volume mais mal répartis

Sur le plan budgétaire, en réponse aux élus locaux qui déplorent la pénurie de moyens consacrés à l’école, le ministre a estimé que « les moyens ne sont pas le principal problème », en rappelant que « la France consacre 25% de son budget à l’Education nationale, soit 7% de son PIB ce qui est plus que la moyenne des pays de l’OCDE. A la rentrée scolaire 2012, il y aura 35.000 enseignants de plus qu’en 1990, alors que le nombre d’élèves a baissé de 500.000. En 2012, il y aura 280.000 écoles primaires soit le même nombre qu’à la fin des années 1990″.

Selon lui, « le problème n’est donc pas le volume des moyens, mais la répartition et l’affectation des moyens. Il faut différencier ces moyens selon les réalités locales en conservant, voire en augmentant, ceux consacrés aux élèves handicapés par exemple ».
Luc Chatel souhaite, dans ce contexte, renforcer le partenariat avec les collectivités, « qui doivent investir pour garantir des conditions d’accueil optimal des élèves ».

Xavier Brivet

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